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SIDA : La Situation dans le Monde

Récapitulatif de l’épidémie mondiale de SIDA (Décembre 2006)

Nombre de personnes vivant avec le VIH en 2006 : Total : 39,5 millions (34,1–47,1 millions).

Adultes : 37,2 millions (32,1–44,5 millions). Femmes : 17,7 millions (15,1–20,9 millions). Enfants, moins de 15 ans : 2,3 millions (1,7–3,5 millions)

Nouvelles infections à VIH en 2006 : Total : 4,3 millions (3,6–6,6 millions).

Adultes : 3,8 millions (3,2–5,7 millions). Enfants, moins de 15 ans : 530 000 (410 000–660 000)

Décès dus au SIDA en 2006 : Total : 2,9 millions (2,5–3,5 millions).

Adultes : 2,6 millions (2,2–3,0 millions). Enfants, moins de 15 ans : 380 000 (290 000–500 000)

Note: Les fourchettes autour des estimations définissent les limites dans lesquelles se situent les chiffres mêmes, sur la base des meilleures informations disponibles.

Principales tendances mondiales

Depuis quelques années, des progrès prometteurs sont faits à l’échelle mondiale pour combattre l’épidémie de SIDA, notamment un accès accru à des programmes efficaces de traitement et de prévention. Pourtant, le nombre de personnes vivant avec le VIH continue d’augmenter, tout comme le nombre de décès dus au SIDA. Un total de 39,5 millions [34,1 millions-47,1 millions] de personnes vivaient avec le VIH en 2006—2,6 millions de plus qu’en 2004. Ce chiffre comprend les 4,3 millions [3,6 millions-6,6 millions] d’adultes et d’enfants dont on estime qu’ils ont contracté une infection en 2006, soit environ 400 000 de plus qu’en 2004.

Dans de nombreuses régions du monde, les nouvelles infections à VIH sont largement concentrées parmi les jeunes (15-24 ans). Parmi les adultes de 15 ans et plus, les jeunes ont représenté 40% des nouvelles infections en 2006.

Source : http://data.unaids.org

Le SIDA en Afrique subsaharienne

En Afrique, 7 000 jeunes sont contaminés chaque jour

L’Afrique subsaharienne supporte toujours la plus grande partie du fardeau de l’épidémie mondiale. Deux tiers (63%) de tous les adultes et enfants vivant avec le VIH dans le monde se trouvent en Afrique subsaharienne, et l’épicentre de l’épidémie se situe en Afrique australe. Un tiers (32%) de toutes les personnes vivant avec le VIH dans le monde se trouvent en Afrique australe et 34% de tous les décès dus au SIDA en 2006 s’y sont produits.

Près de trois quarts (72%) de tous les décès dus au SIDA en 2006 se sont produits en Afrique sub-saharienne : 2,1 millions [1,8 million-2,4 millions] sur un total mondial de 2,9 millions [2,5 millions-3,5 millions]. Globalement, l’Afrique subsaharienne abrite quelque 24,7 millions [21,8 millions-27,7 millions] d’adultes et d’enfants infectés par le VIH, soit 1,1 million de plus qu’en 2004.

Le VIH atteint les femmes de façon croissante

A travers l’Afrique subsaharienne, les femmes encourent un risque plus élevé d’être infectées par le VIH que les hommes, et elles sont plus susceptibles de devoir prendre en charge les personnes infectées par le virus.

La 'féminisation' de l'épidémie n'est nulle part plus évidente qu'en Afrique subsaharienne, où les femmes représentent 57% des infections chez l'adulte et où 75% des infections chez les jeunes touchent les femmes et les filles. Plusieurs facteurs sociaux sous-tendent cette évolution. Les jeunes Africaines ont souvent des partenaires sexuels beaucoup plus âgés– partenaires chez lesquels la probabilité d'infection à VIH risque d'être plus élevée que chez des hommes plus jeunes. Les différences de statut entre hommes et femmes dans la région font qu'il est beaucoup plus difficile pour une femme de négocier le recours au préservatif; en outre, la violence sexuelle– qui lèse les tissus et accroît le risque de transmission du VIH– est répandue, surtout dans le cadre des conflits armés.

Dans les pays où la prévalence de l'épidémie est élevée et où le statut social de la femme est faible, le risque d'infection à VIH lié à la violence sexuelle est élevé. Une enquête auprès de 1366 clientes des consultations prénatales de Soweto en Afrique du Sud a trouvé des taux d'infection à VIH plus élevés chez les femmes qui avaient été abusées physiquement, soumises à des rapports sexuels violents ou dominées par leur partenaire masculin. Cette étude a aussi montré que les hommes violents présentaient un taux de séropositivité plus élevé que les hommes non violents.

La première difficulté que rencontrent les personnes séropositives et leurs proches est d'ordre économique :

Source : http://www.unaids.org

   

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